EP RITA - 2017

(Date de sortie : 30/06/2017)

1. Rita (long edit) - 5:43

2. Fogorne - 5:20

3. Guetotrou - 4:40

4. Rappel - 5:02

VINYLE BONUS :

5.Rita (short edit) - 2:45

6.Lutka (short edit) - 4:32

7.Lutka (long edit ) - 6:29

Ce premier EP se compose de 4 titres.

Sur la pochette, le portrait de l'artiste, réalisé par l'artiste Flokim Lucas. Le visage, très expressif, évoque à la fois la douleur, la prière ou l’extase.

 

 

Le premier morceau démarre avec un texte chuchoté dans une langue méconnue. Pour déchiffrer ce qui se dit, l’auditeur doit faire tourner le vinyle à l’envers. Ainsi les paroles deviennent compréhensibles, révélant alors le texte de la prière à Sainte Rita.

 C’est de là que vient le nom de cet EP, en hommage à cette sainte, surnommée « sainte de l’impossible », souvent représentée répandant des roses, ceci en symbole des grâces qu’elle obtient pour tous ceux et celles qui lui font confiance.

Cet EP est donc conçu comme une ascension hypnotique, et chaque titre a une signification.

 

 RITA

 Le premier titre « RITA » repose sur une prière invoquée à cette sainte.

 

FOGORNE

Le second titre « FOGORNE » vient du mot FOG HORN, les premières sonorités de ce titre évoquant des sons de corne de brume, un signal sonore permettant aux bateaux de prévenir de leur présence les jours de brouillard. Il fait référence au monde maritime et à la dualité de ce que représente la vie sur un bateau, la liberté confrontée au sentiment d’être prisonnier, notamment lors des tempêtes.

 

GUETOTROU

Le troisième titre « GUETOTROU » vient de l’expression « Guette-Au-Trou » qui désigne une vieille dame dont la principale activité est de guetter à sa fenêtre. Mais cela désigne aussi, en argot, les sages-femmes qui mesurent d’heure en heure puis de quart d’heure en quart d’heure la dilatation du col de l’utérus. Ce sentiment de voyeurisme rappelle l’univers du clip « Lutka » (un mot qui signifie « poupée » en bosniaque) réalisé par Flokim Lucas. Ce titre « Guetotrou » évoque aussi la campagne où Irène Drésel vit, et cette habitude qu’ont les habitants de s’épier les uns les autres.

 

RAPPEL

Le dernier titre « RAPPEL » fait référence au titre supplémentaire joué en live à la demande du public. Mais c’est aussi synonyme d’une descente en rappel et donc, par là même, ce qui marque la fin d’une ascension et donc la fin de ce premier EP.

 

ALBUM HYPER CRISTAL - 2019

(Date de sortie : 29/03/2019)

TOTAL TIME : 59:26

1. Jon (Intro) - 01:57

2. Veil - 03:06

3. Chambre 2 - 04:03

4. Victoire - 02:34

5. Icône - 03:46

6. Rajadamnern - 06:54

7. Sosie - 05:32

8. Myrthe - 04:27

9. Marthe - 06:28

10. Medusa - 03:34

11. Miaw - 02:30

12. Show Off - 06:36

13. Crown Me - 02:55

14. Râ - 04:52

L’ORIGINE DU TITRE DE L’ALBUM “HYPER CRISTAL”

“CRISTAL”
 : L’image mentale que l’on se fait du cristal c’est d’abord celle de son éclat, de sa luminosité. On pense à la transparence du cristal, à ses reflets, à ses couleurs. Car la particularité du cristal c’est l’absence de couleurs et toutes les couleurs à la fois. 
On pense aussi à sa pureté, à sa fragilité... et à la sonorité du cristal. Cela suggère aussi la boule de cristal, ce que le voyant "voit" mais que nous ne voyons pas, la métaphore du visible et de l'invisible, chère à l'EP précédent, "Icône".  Bien entendu le mot "cristal" évoque aussi les mélodies très cristallines de cet album.

“HYPER”
 : du grec ancien hypér (« au-dessus, au-delà »). Hyper est ici utilisé comme ce qui relève d’un caractère excessif, d’une intensité particulière.

Ainsi, on pourrait considérer cet album comme un paroxysme de tout ce qui confère à l’image mentale du cristal. 
La pochette, réalisée par l’artiste Ruben Gerard, fait référence à l’imagerie pieuse des deux premiers EP et continue dans la lignée de leur style « illustratif ».

Le blanc et la transparence du visage voilé contrastent avec le dégradé de roses et de jaunes en arrière-plan, en référence à l’arc–en-ciel généré par les reflets du cristal.
 Les yeux de ce visage semblent être aveugles, blancs comme une statue de pierre, métaphore de l’invisible et du mythe de Medusa (Cf EP « Icône »).

Faisant référence à la célèbre sculpture “La Vierge Voilée” de Giovanni Strazza (1850), une sculpture de marbre qui fascine par son rendu de transparence, le voile sur le visage équivaut à son omniprésence, il est sacré, révèle tout en cachant, et marque le passage d'un état à un autre. Dans les mariages, à l'origine, la future mariée avançait vers l'autel au bras de son père, puis ce dernier soulevait le tissu pour découvrir le visage de sa fille et l'offrir à son futur gendre. Le voile est là aussi pour chasser les mauvais esprits présents le jour des noces,  il exprime également la virginité, la pureté, tout en dissimulant quelque chose. Lorsque le voile de la mariée est soulevé, cela signifie qu'elle n'est sensée ne plus rien cacher pour elle-même et offrir à l'autre tout ce qu'elle est, partager tout ce qu'elle a, jusqu'à ce que la mort les sépare. Donc ce voile marque aussi une certaine réserve et conserve, quelque part, un secret.

Les fleurs sont présentes, mais cette fois de manière plus subtile, délicatement dissimulées dans la dentelle de ce voile d’or.

EP ICONE - 2018

(Date de sortie : 01/06/2018)

1. Icône - 3:46

2. Medusa - 3:34

 

 

Le mot ICONE fait d'abord référence aux images pieuses ou aux statuettes ouvrant sur le monde de l'au-delà. On regarde une image, on la fixe, pour se connecter par la force de l'esprit avec l'effigie du saint ou du dieu représenté.

 

Cet EP est composé de deux titres. Le premier s'appelle MEDUSA, en référence à cette héroïne de la mythologie grecque qui changeait en pierre tous ceux qui la regardaient. Ses sonorités sont plutôt mystiques et envoûtantes. Le clip qui l'accompagne, sorti en mars 2018 et réalisé par Jean Garcin & Ola Klebanska, met en scène une petite fille qui nous retient prisonniers dans sa danse cérémoniale jusqu'à disparaitre dans l'obscurité. Si Medusa nous rend aveugles, l'Icône, elle, est une image qui nous emmène vers l'imperceptible. Ainsi chacun des deux titres porte en lui cette symbolique du passage du visible à l'invisible.